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	<title>Le Blog de Saint-Denis</title>
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		<title>Le Blog de Saint-Denis</title>
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		<title>Handicap. Urbanisme, Patrimoine, Ecologie. Entre nuisances sonores et 5G. Des dossiers mal emmanch&#233;s en h&#233;ritage. Comment en sortir ?</title>
		<link>https://mail.blogsaintdenis.fr/actualites/article/handicap-urbanisme-patrimoine-ecologie-entre-nuisances-sonores-et-5g-des-dossiers-mal-emmanches-en-heritage-comment-en</link>
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		<dc:date>2026-05-07T17:31:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Ribay</dc:creator>


		<dc:subject>Patrimoine</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap</dc:subject>
		<dc:subject>Urbanisme</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233; environnementale</dc:subject>
		<dc:subject>info Saint-Denis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le changement de municipalit&#233; intervenu le 15 mars, &#8211; suivi de l'&#233;lection &#224; la pr&#233;sidence de Plaine Commune de Bally Bagayoko le 21 avril &#8211; rebat les cartes d'un certain nombre de sujets d&#233;pendant pour partie des deux collectivit&#233;s. Si les seules orientations de la municipalit&#233; ou de Plaine Commune ne peuvent suffire &#224; revenir sur des d&#233;cisions ant&#233;rieures, elles sont en tout cas, sur certains dossiers, une condition pour y parvenir. &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s la r&#233;ouverture de l'antenne Jeunesse P&#233;ri et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/patrimoine_166" rel="tag"&gt;Patrimoine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/handicap" rel="tag"&gt;Handicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/urbanisme" rel="tag"&gt;Urbanisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/sante-environnementale" rel="tag"&gt;Sant&#233; environnementale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/info-saint-denis" rel="tag"&gt;info Saint-Denis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L150xH117/capture_d_e_cran_2026-05-07_a_10.32_53-fe81f.png?1778175102' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le changement de municipalit&#233; intervenu le 15 mars, &#8211; suivi de l'&#233;lection &#224; la pr&#233;sidence de Plaine Commune de Bally Bagayoko le 21 avril &#8211; rebat les cartes d'un certain nombre de sujets d&#233;pendant pour partie des deux collectivit&#233;s. Si les seules orientations de la municipalit&#233; ou de Plaine Commune ne peuvent suffire &#224; revenir sur des d&#233;cisions ant&#233;rieures, elles sont en tout cas, sur certains dossiers, une condition pour y parvenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la r&#233;ouverture de l'antenne Jeunesse P&#233;ri et de la Maison Jaune, ils restent de nombreux dossiers&#8230; &#224; r&#233;ouvrir. Certains sont &#224; revoir (politique tarifaire pour l'acc&#232;s aux activit&#233;s culturelles et sportives), d'autres ont fait l'objet de reniement d'engagement (abandon de la construction de nouveaux b&#226;timents dans le quartier Confluence le long du canal) ou de contestation citoyenne (implantation d'antennes relais 5 G). Autant de sujets &#8211; non exhaustifs &#8211;sur lesquels la nouvelle municipalit&#233; aura &#224; se positionner dans les temps qui viennent. Les attentes sont grandes, &lt;i&gt;la politique de rupture&lt;/i&gt; annonc&#233;e a vocation &#224; y r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Handicap.&lt;/strong&gt; Vers une politique tarifaire inclusive.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle s'appelle Myl&#232;ne, c'est le pr&#233;nom d'emprunt qu'on lui donnera ici pour raconter son histoire. Ce n'est pas une grande histoire. Non. Juste une petite histoire qui illustre le d&#233;calage entre ce que le maire-pr&#233;sident, Mathieu Hanotin et son &#233;quipe affichent et les d&#233;cisions qu'ils prennent et dont l'impact est implacable pour celles et ceux qui les subissent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Myl&#232;ne per&#231;oit l'Allocation Adulte Handicap&#233; (AAH). Un revenu tr&#232;s faible qui oblige &#224; compter. Et &#224; compter juste&#8230; A faire des choix qui consiste &#224; renoncer &#224; beaucoup de choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, au-del&#224; de l'essentiel toujours difficile &#224; financer, Myl&#232;ne, dionysienne, avait fait le choix de participer, depuis l'ann&#233;e derni&#232;re, chaque mardi apr&#232;s-midi &#224; un atelier de pratique artistique &#224; l'&#233;cole d'arts plastiques de la ville, Gustave Courbet. Pour un co&#251;t calcul&#233; sur le quotient familial. Un choix de Myl&#232;ne, d'une autre saveur, pour elle m&#234;me, que ses d&#233;penses contraintes sur lesquelles elle n'a pas totalement la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e, Myl&#232;ne a quitt&#233; le logement priv&#233; tr&#232;s d&#233;grad&#233; dans lequel elle vivait, pour profiter &#224; terme d'un autre logement plus digne, plus adapt&#233; &#224; sa situation. Le logement qui lui permet d'am&#233;liorer son quotidien se trouve &#224; La Courneuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce logement &#8211; social &#8211; tant attendu am&#233;liore la vie quotidienne de Myl&#232;ne mais menace la poursuite de ses ses activit&#233;s culturelles. En effet, ce n'est plus du tout les m&#234;mes conditions tarifaires et de plus la grille tarifaire accessible aux habitants de Plaine Commune a disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myl&#232;ne est honn&#234;te, aussi elle n'a pas cach&#233; sa future domiciliation &#224; La Courneuve, m&#234;me si au moment de son inscription elle &#233;tait toujours dionysienne car h&#233;berg&#233;e le temps que les travaux soit achev&#233;s dans l'appartement de La Courneuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fini le tarif &#224; 15% du quotient familial accessible aux seuls Dionysiens, elle devrait maintenant s'acquitter de 383 euros.&lt;/strong&gt; Le tarif pour habitants de Plaine Commune a disparu. Seuls ne subsistent que deux tarifs, celui des Dionysiens (au quotient familial) et un tarif appliqu&#233; aux ext&#233;rieurs [[Le calcul sur le quotient familial a &#233;t&#233; port&#233; &#224; 17,5% &#224; la rentr&#233;e avec un tarif plancher &#224; 70 euros et 298 euros pour l'ann&#233;e 2025-2026 ; anciennement 60 euros et plafond &#224; 255 euros pour les tarifs 2024-2025.].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Myl&#232;ne inqui&#232;te se demande comment elle va pouvoir assumer cette d&#233;pense qui passe de 60 &#224; 383 euros, sur quoi sera-t-il rogn&#233; pour pouvoir continuer cette activit&#233; ?&lt;/strong&gt; Elle alerte amies, coll&#232;gues qui lui conseillent de faire part de sa situation au Maire, au pr&#233;sident de Plaine Commune, aux &#233;lus dont la d&#233;l&#233;gation a un rapport avec sa situation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.blogsaintdenis.fr/actualites/article/handicap-et-inclusion-culturelle-mathieu-hanotin-daniel-dalin-katy-bontinck-yannick-caillet-oriane-filhol-leyla-temel&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voil&#224; ce que nous &#233;crivions en d&#233;cembre 2025 dans le Blog de Saint-Denis,&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;Myl&#232;ne a &#233;crit au maire-pr&#233;sident, Mathieu Hanotin, et &#224; d'autres &#233;lus. Elle n'a jamais re&#231;u de r&#233;ponses. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2026, dans le cadre &lt;a href=&#034;https://www.blogsaintdenis.fr/actualites/article/le-handicap-n-est-pas-un-probleme-individuel-mais-le-resultat-de-choix-collectifs-urbanisme-transports-logements&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d'un long entretien sur le handicap&lt;/a&gt; nous avions interrog&#233; sur ce sujet Samuel Rogeret qui est aujourd'hui adjoint au maire en charge de cette d&#233;l&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la question des tarifs une proposition &#233;mergeait de sa part :&lt;/strong&gt; &#171; Lorsque la seule ressource est l'AAH, l'absence de tarifs adapt&#233;s devient un frein direct &#224; la participation sociale. Une proposition simple consisterait &#224; aligner syst&#233;matiquement l'acc&#232;s aux activit&#233;s culturelles et sportives sur les tarifs d&#233;j&#224; existants pour les minima sociaux, en les rendant lisibles et automatiques. Cela &#233;viterait des d&#233;marches complexes et des situations d'exclusion par d&#233;faut. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans aucun doute la voie la plus simple &#224; suivre aujourd'hui. Pour Myl&#232;ne et beaucoup d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Urbanisme.&lt;/strong&gt; Construire ou ne pas construire le long du canal &#224; Confluence ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet de construction de 3 b&#226;timents en R+5 le long du canal dans le quartier Confluence dans le prolongement de l'antenne Jeunesse, vers le 6B et face au faisceau ferr&#233; ait l'objet de contestations r&#233;p&#233;t&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'abord, des raisons environnementales et de cadre de vie m'avaient conduit en tant qu'adjoint en charge du quartier, lors du mandat 2014-2020, &#224; d&#233;cider de ne pas construire sur cette emprise pour trois raisons, une seule d'entre elles d'ailleurs suffisait :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; ne pas exposer de futurs habitants aux nuisances sonores au vu de la proximit&#233; du faisceau ferr&#233; o&#249; transitent 900 trains par jour,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; conserver le maximum de pleine terre et de v&#233;g&#233;tation en pr&#233;servant une continuit&#233; &#233;cologique le long du canal entre les b&#226;timents de la rue de la Confluence et le 6B,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; r&#233;server un espace en toute proximit&#233; des habitations pour des usages ludiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autant de consid&#233;rants auxquels s'ajoutait la demande des habitants des immeubles d&#233;j&#224; construits de ne pas leur masquer la vue d&#233;gag&#233;e sur le canal. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet engagement pris aupr&#232;s des habitants par la municipalit&#233; a &#233;t&#233; remis en cause par Mathieu Hanotin lors de son mandat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2863 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;109&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/jpg/confluence_vue_copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH307/confluence_vue_copie-28cd7.jpg?1778175559' width='500' height='307' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2863 '&gt;&lt;strong&gt;Une vue du quartier Confluence. La fl&#232;che rouge d&#233;signe l'emprise fonci&#232;re pr&#233;vue pour les trois b&#226;timents.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un abandon de l'engagement pris aupr&#232;s des habitants d'autant plus &#233;tonnant qu'il est contraire aux travaux d'&#233;laboration du PLUI, comportant une Orientation d'Am&#233;nagement et de Programmation (OAP) Environnement et Sant&#233; &lt;strong&gt;prescrivant de ne pas construire dans des secteurs o&#249; les futurs habitants seraient soumis &#224; des nuisances environnementales qu'elles soient atmosph&#233;riques et/ou sonores (voies &#224; grande circulation, autoroute, faisceau ferr&#233;)&lt;/strong&gt;. Une OAP construite dans le cadre des r&#233;unions organis&#233;es &#224; Plaine Commune par la d&#233;l&#233;gation &#224; l'&#233;cologie urbaine (voir document joint).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2864 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;280&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/png/nuisances_confluence.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/nuisances_confluence-5c40e.png?1778175559' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2864 '&gt;&lt;strong&gt;Les trois b&#226;timents pr&#233;vus &#224; Confluence et en comparaison la distance entre les logements de la cit&#233; Paul Eluard et le mur anti-bruit construit. Un pont ferr&#233; est particuli&#232;rement &#233;metteur de nuisances sonores. Les riverains du Pont de Soissons &#224; La Plaine peuvent en t&#233;moigner.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_2865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;138&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/png/mur_anti-bruit_paul_eluard.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH263/mur_anti-bruit_paul_eluard-f268b.png?1778175560' width='500' height='263' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2865 '&gt;&lt;strong&gt;Mur anti-bruit cit&#233; Paul Eluard. Les fl&#232;ches bleues indiquent la longueur du mur. La grande fl&#232;che rouge pointe l'&#233;chelle des distances.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_2866 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;82&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/png/continuite_e_cologique_et_nuisances_sonores.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH272/continuite_e_cologique_et_nuisances_sonores-54120.png?1778175560' width='500' height='272' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2866 '&gt;&lt;strong&gt;La continuit&#233; &#233;cologique le long du canal menac&#233;e par le projet de construction.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'abandon de ce programme initial (sur l'ilot dit B4) &#233;tait si important qu'il avait fait l'objet d'une demande de confirmation &#233;crite de la part d'un agent immobilier, celle-ci ayant pour but de rassurer un acheteur des b&#226;timents faisant face au lot B4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A mi-mandat, le maire, Mathieu Hanotin, avait confirm&#233;, r&#233;affirm&#233; lors d'une r&#233;union le 11 mars 2023 sur le quartier, sa volont&#233; de construire sur cet emplacement. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant des nuisances sonores qu'auront &#224; subir les futurs habitants, les propos tenus par Mathieu Hanotin lors de cette r&#233;union &#233;taient consternants : &lt;i&gt;&#171; La question des nuisances a &#233;t&#233; prise en compte et d'ailleurs ces b&#226;timents prot&#232;geront des nuisances sonores le reste du quartier &#187;. &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y avait pas plus &#233;clairante mani&#232;re de reconna&#238;tre les nuisances que devraient supporter ceux qui vivront face au faisceau ferr&#233; (et en particulier du pont ferr&#233;) en cas de r&#233;alisation des trois b&#226;timents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'image du projet se voulait rassurante :&lt;/strong&gt; la perspective pr&#233;sent&#233;e des b&#226;timents est soign&#233;e, le geste architectural a l'&#233;l&#233;gance classique, un cycliste passe, trois canards s'&#233;gaient dans le canal, ne manque que le bruit des 900 passages de train par jour.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2857 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/png/b4_et_canal-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH338/b4_et_canal-2-bdc46.png?1778175561' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2857 '&gt;&lt;strong&gt;Le projet des trois b&#226;timents &#224; R+5 le long du canal et face au faisceau ferr&#233;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui les travaux n'ont pas commenc&#233;. Et le projet est toujours contest&#233; pat les habitants du quartier, les plus proches riverains et toujours contestable pour les raisons &#233;voqu&#233;es plus haut. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le promoteur Quartus tient-il &#224; conserver ses droits &#224; construire ? Assur&#233;ment. C'est d'abord cela qui lui importe. Le lieu est secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reconstituer ses droits &#224; construire ailleurs devrait permettre de trouver une issue &lt;/strong&gt; en conformit&#233; avec les OAP du PLUi, (ne pas exposer de futurs habitants &#224; des nuisances), les attentes des riverains et de pr&#233;server cet espace de pleine terre, d&#233;j&#224; arbor&#233;, au sein du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bifurquer consiste quelquefois &#224; revenir en arri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Antennes relais.&lt;/strong&gt; D&#233;ployer la 5G co&#251;te que co&#251;te ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les refus de deux copropri&#233;t&#233;s de la rue des Ursulines d'implanter des antennes relais 5 G , signifi&#233;s au m&#234;me op&#233;rateur, Orange, sur leurs b&#226;timents et cela malgr&#233; les revenus financiers aff&#233;rents, un autre op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile, Bouygues Telecom, via une structure interm&#233;diaire, a choisi lui de s'implanter sur le patrimoine d'un bailleur social I3F, rue Emile Connoy, pariant sur le fait que les locataires n'ont pas leur mot &#224; dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouygues Telecom, lors des premiers d&#233;ploiements de r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile avait d&#233;j&#224; projet&#233;, en 2007, de s'installer rue Emile Connoy en dissimulant ses intentions sous le nom passe-partout d'&#034;installation technique&#034;. Une mobilisation des riverains l'avait contraint &#224; renoncer, tout comme Orange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'autorisation de travaux sur le patrimoine d'I3F (d&#233;nomm&#233; administrativement certificat de non opposition &#224; une d&#233;claration pr&#233;alable) a &#233;t&#233; sign&#233;e l'&#233;t&#233; dernier le 29 septembre 2025 par Adrien Delacroix adjoint au maire sortant Mathieu Hanotin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services avaient pourtant propos&#233; d'y faire opposition en arguant de trois consid&#233;rants (document joint), mais ce courrier n'a jamais &#233;t&#233; sign&#233;, il aurait &#233;t&#233; pourtant le premier acte permettant de n&#233;gocier avec la soci&#233;t&#233; interm&#233;diaire &lt;i&gt;a minima&lt;/i&gt; sur &lt;i&gt;l'insertion paysag&#232;re&lt;/i&gt; du projet. M&#234;me pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut en comprendre les raisons politiques dans &lt;a href=&#034;https://www.blogsaintdenis.fr/actualites/article/retour-en-force-des-operateurs-de-telephonie-mobile-avec-la-5g-contraints-par-des-mobilisations-citoyennes-par-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cet article qui retrace les orientations successives de la municipalit&#233; et de Plaine Commune s'agissant du d&#233;ploiement de la t&#233;l&#233;phonie mobile.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'additionnant &#224; l'opposition de tr&#232;s nombreux riverains &#224; l'implantation d'antennes 5 G, l'Architecte des B&#226;timents de France (ABF), lui aussi, avait pourtant &#233;mis un avis d&#233;favorable au projet, &#171; celui-ci &#233;tant de nature &#224; porter atteinte &#224; la conservation ou &#224; la mise en valeur des monuments historiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'immeuble concern&#233; par le projet est situ&#233; dans le p&#233;rim&#232;tre d&#233;limit&#233; des abords ou dans le champ de visibilit&#233; du ou des monuments historiques list&#233;s en annexe. Les articles L. 621-30, L. 621-32 et L. 632-2 du code du patrimoine sont applicables. &#187; pr&#233;cisait leur avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immeuble se situant en toute proximit&#233; du Couvent des Ursulines, l'ABF indiquait qu'il &#171; conviendrait de choisir un autre immeuble pour implanter les antennes relais &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2858 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/jpg/img-20260506-wa0000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH365/img-20260506-wa0000-8ff88.jpg?1778175561' width='500' height='365' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2858 '&gt;&lt;strong&gt;L'impact visuel des antennes.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_2859 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;123&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/jpg/img-20260506-wa0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH363/img-20260506-wa0001-0591e.jpg?1778175561' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-2859 '&gt;&lt;strong&gt;Le b&#226;timent cibl&#233; rue Emile Connoy. En proximit&#233;, &#233;cole maternelle, cr&#232;che, centre de protection maternelle et infantile&#8230;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Outre cette question de pr&#233;servation du patrimoine ignor&#233;e, de fortes inqui&#233;tudes existent compte-tenu de la pr&#233;sence de nombreux &#034;sites sensibles&#034; sur le secteur &lt;/strong&gt; et cela en l'absence de toute &#233;tude sur les possibles effets sanitaires de la 5G. Ecole maternelle, PMI, cr&#232;che&#8230; &lt;a href=&#034;https://www.blogsaintdenis.fr/actualites/article/article-reactualise-le-21-novembre-2025-la-copropriete-sollicitee-a-rejete-a-l-unanimite-des-votants-la-resolution&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ils sont r&#233;pertori&#233;s et cartographi&#233;s dans cet article.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plaine Commune, la ville de Saint-Denis ont des contacts &#233;troits et r&#233;guliers avec les bailleurs pr&#233;sents sur le territoire, dont I3F. &lt;/strong&gt; Ce dernier ira-t-il jusqu'&#224; privil&#233;gier les rentr&#233;es financi&#232;res &#8211; minimes &#8211;attendues de cette installation au d&#233;triment des riverains, du patrimoine dionysien, voire de son partenariat avec le territoire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plaine Commune et la ville les feront-ils revenir &#224; la raison ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Le handicap n'est pas un probl&#232;me individuel, mais le r&#233;sultat de choix collectifs&#8230; Urbanisme, transports, logements, emplois, acc&#232;s &#224; la culture ou au sport &#187;. Etat des lieux g&#233;n&#233;ral et &#224; Saint-Denis </title>
		<link>https://mail.blogsaintdenis.fr/actualites/article/le-handicap-n-est-pas-un-probleme-individuel-mais-le-resultat-de-choix-collectifs-urbanisme-transports-logements</link>
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		<dc:date>2026-01-24T08:27:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La R&#233;dac'</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap</dc:subject>
		<dc:subject>Politiques publiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis la fin des ann&#233;es 80, de nombreuses lois et d&#233;crets se sont succ&#233;d&#233;es pour am&#233;liorer la situation des personnes handicap&#233;es. Du constat m&#234;me des autorit&#233;s beaucoup reste &#224; faire, ne serait-ce que pour appliquer la loi. Etat des lieux g&#233;n&#233;ral ainsi qu'&#224; Saint-Denis avec Samuel Rogeret, un dionysien engag&#233; de longue date sur le sujet. Entretien. &lt;br class='autobr' /&gt; Le nombre d'enfants et d'adultes handicap&#233;s (de 5 ans ou plus), qu'ils vivent &#224; domicile ou en &#233;tablissement, varie de 5,7 millions &#224; 18,2 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/handicap" rel="tag"&gt;Handicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/politiques-publiques" rel="tag"&gt;Politiques publiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/pictogrammeshandicaps-300x300-5e587.png?1769243486' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis la fin des ann&#233;es 80, de nombreuses lois et d&#233;crets se sont succ&#233;d&#233;es pour am&#233;liorer la situation des personnes handicap&#233;es. Du constat m&#234;me des autorit&#233;s beaucoup reste &#224; faire, ne serait-ce que pour appliquer la loi. Etat des lieux g&#233;n&#233;ral ainsi qu'&#224; Saint-Denis avec Samuel Rogeret, un dionysien engag&#233; de longue date sur le sujet. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nombre d'enfants et d'adultes handicap&#233;s (de 5 ans ou plus), qu'ils vivent &#224; domicile ou en &#233;tablissement, varie de 5,7 millions &#224; 18,2 millions de personnes selon la d&#233;finition retenue. 14,5 millions de personnes de 15 ans ou plus (28 %) vivant &#224; domicile d&#233;clarent avoir au moins une limitation fonctionnelle s&#233;v&#232;re. Ces chiffres traduisent l'importance du sujet et montrent que des millions de familles sont concern&#233;es. Toi, qu'est ce qui t'as amen&#233; &#224; t'investir dans ce combat, celui de la reconnaissance des droits des personnes handicap&#233;es et leur pleine insertion ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Samuel Rogeret : &lt;/strong&gt; Tout est parti du diagnostic de ma fille, aujourd'hui &#226;g&#233;e de 17 ans, autiste non oralisante. Comme beaucoup de familles, au moment de l'annonce, nous nous sommes retrouv&#233;s totalement d&#233;munis. Tr&#232;s peu d'informations, aucun accompagnement r&#233;el, et tr&#232;s vite un dossier MDPH &#224; remplir, sans explication, sans soutien. &#192; ce moment-l&#224;, nous ne connaissions rien au handicap, encore moins &#224; l'autisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rapidement, nous avons d&#233;couvert ce que vivent &#233;norm&#233;ment de familles, un vide consid&#233;rable dans l'application des droits, dans l'accompagnement, dans l'information. Et la vie s'est transform&#233;e en parcours du combattant, en particulier sur le plan scolaire. Ma fille voulait aller &#224; l'&#233;cole, elle aimait l'&#233;cole. Cependant, sa scolarit&#233; a &#233;t&#233; en grande partie compromise, non pas &#224; cause de son autisme, mais &#224; cause d'une incapacit&#233; du syst&#232;me &#233;ducatif &#224; l'accueillir et &#224; s'adapter r&#233;ellement. Elle avait pourtant les capacit&#233;s, si les moyens lui avaient &#233;t&#233; propos&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; cela, j'ai commenc&#233; &#224; me renseigner, d'abord pour ma fille, puis tr&#232;s vite pour les autres. J'ai compris qu'il fallait agir, parce que trop de familles se retrouvent seules, seules avec un dossier administratif complexe, seules face aux r&#233;unions scolaires, seules face &#224; des institutions qui parlent un langage inaccessible pendant que les parents essaient simplement de prot&#233;ger leur enfant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au c&#339;ur de mon engagement, il y a une exigence simple, l'application r&#233;elle des droits et la pleine participation des personnes handicap&#233;es &#224; la soci&#233;t&#233;. L'inclusion, c'est cela, ne laisser personne sur le bord de la route. Le handicap ne doit pas &#234;tre une condamnation &#224; l'isolement, &#224; la d&#233;pendance ou &#224; l'invisibilit&#233;. Contrairement &#224; l'int&#233;gration, principe selon lequel la personne s'adapte &#224; son environnement. L'inclusion quant &#224; elle propose un environnement qui s'adapte &#224; la personne afin de lui permettre une pleine participation &#224; la vie en soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il y a aussi une r&#233;alit&#233; que beaucoup de parents connaissent et que l'on n'ose pas toujours dire. Nous ne sommes pas &#233;ternels. Un jour, nous ne serons plus l&#224; pour prot&#233;ger nos enfants. Et aujourd'hui, l'&#233;tat des institutions ne permet pas d'&#234;tre serein quant &#224; leur avenir. Hors de question de s'y r&#233;signer. Changer ce monde n'est pas qu'une posture id&#233;ologique, c'est pour moi une n&#233;cessit&#233; vitale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Aujourd'hui, nous avons les moyens humains, techniques et financiers de construire une soci&#233;t&#233; r&#233;ellement inclusive. La question n'est plus celle des moyens, mais celle de la volont&#233; collective et politique. &#187; &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une n&#233;cessit&#233; vitale pour toi ? Qu'entends-tu par l&#224; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R. &lt;/strong&gt; En avan&#231;ant dans ce combat, mon regard a &#233;galement &#233;volu&#233;. J'ai d&#233;couvert la notion de neurodiversit&#233;, qui propose une autre mani&#232;re de comprendre l'autisme et les troubles du neurod&#233;veloppement. L'autisme n'est pas une d&#233;ficience ou une anomalie du cerveau, mais une diff&#233;rence cognitive naturelle, un mode de fonctionnement diff&#233;rent de la norme dominante, mais l&#233;gitime. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme on reconna&#238;t et prot&#232;ge la biodiversit&#233;, il faut reconna&#238;tre la diversit&#233; des cerveaux humains. L'histoire montre d'ailleurs que les personnes aux esprits singuliers ont toujours exist&#233; et ont souvent jou&#233; un r&#244;le majeur dans l'&#233;volution de notre humanit&#233;. Nous ne sommes pas diff&#233;rents uniquement physiquement, nous le sommes aussi neurologiquement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce parcours m'a aussi permis de mieux me comprendre. En me renseignant, j'ai d&#233;couvert que j'&#233;tais moi-m&#234;me concern&#233; par des troubles du neurod&#233;veloppement, notamment un TDA-H, ainsi que des troubles dyslexiques et dysorthographiques longtemps ignor&#233;s. Mettre des mots sur ces r&#233;alit&#233;s a permis de donner du sens &#224; des difficult&#233;s anciennes, mais aussi de renforcer une conviction profonde, le probl&#232;me n'est pas les personnes, c'est le syst&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, nous avons les moyens humains, techniques et financiers de construire une soci&#233;t&#233; r&#233;ellement inclusive. La question n'est plus celle des moyens, mais celle de la volont&#233; collective et politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
La loi a mis en place des quotas pour l'emploi dans les collectivit&#233;s, les organismes et structures publiques et dans le priv&#233; ainsi que des p&#233;nalit&#233;s si les quotas d'emplis pour les personnes handicap&#233;s ne sont pas atteints, comment vois -tu la question de l'emploi ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La question de l'emploi des personnes en situation de handicap d&#233;passe largement le simple respect des quotas l&#233;gaux. Ces quotas , 6 % dans le priv&#233; pour les entreprises de plus de 20 salari&#233;s, ainsi que dans la fonction publique, existent depuis la loi de 1987, renforc&#233;s par celle de 2005, puis ajust&#233;s en 2018 et 2022. Pourtant, malgr&#233; ces textes et des d&#233;cennies d'efforts, la r&#233;alit&#233; demeure d&#233;cevante. De nombreux employeurs pr&#233;f&#232;rent payer les p&#233;nalit&#233;s plut&#244;t que d'adapter leurs postes ou de repenser l'organisation du travail. Cela montre que le probl&#232;me ne r&#233;side pas dans la loi elle- m&#234;me, mais dans la logique du capitalisme qui structure notre monde professionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
En pratique, le travail est con&#231;u autour d'une norme dominante. Pr&#233;sence continue, rythme standard, performance &#233;valu&#233;e selon des crit&#232;res uniques. Toute personne qui s'en &#233;carte, qu'il s'agisse d'un handicap moteur, sensoriel, psychique, cognitif ou d'une maladie chronique, est rapidement consid&#233;r&#233;e comme un risque ou une charge. Cette rigidit&#233; d&#233;coule d'un capitalisme qui valorise avant tout la productivit&#233;, la rentabilit&#233; et la conformit&#233; aux normes &#233;tablies. Dans ce cadre, il est logique que les personnes per&#231;ues comme &#171; moins adapt&#233;es &#187; restent marginalis&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette logique fonctionne comme un darwinisme social.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; La s&#233;gr&#233;gation des postes reste flagrante. La majorit&#233; des travailleurs handicap&#233;s occupent des fonctions peu qualifi&#233;es, alors m&#234;me qu'une part importante poss&#232;de des dipl&#244;mes ou des comp&#233;tences &#187;&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que veux-tu dire par &#171; darwinisme social &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Seuls ceux qui s'adaptent et r&#233;pondent parfaitement aux exigences de production sont r&#233;compens&#233;s, tandis que ceux qui d&#233;vient, pour des raisons de sant&#233;, de handicap ou de fonctionnement neurologique diff&#233;rent, sont exclus. M&#234;me le langage officiel , qui parle de &#8220;validit&#233;&#8221; ou d'&#8220;invalidit&#233;&#8221; , refl&#232;te cette hi&#233;rarchie. Ce n'est pas la personne qui est en faute, mais le syst&#232;me qui la juge selon sa capacit&#233; &#224; s'int&#233;grer &#224; la machine &#233;conomique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour mesurer concr&#232;tement l'&#233;cart, en 2024, sur les 720 800 travailleurs handicap&#233;s d&#233;clar&#233;s en emploi via l'OETH, la majorit&#233; occupe des postes peu qualifi&#233;s, malgr&#233; des qualifications souvent &#233;lev&#233;es. &#192; comparer avec les 14,5 millions de personnes &#226;g&#233;es de 15 ans ou plus vivant &#224; domicile et d&#233;clarant au moins une limitation fonctionnelle s&#233;v&#232;re, on r&#233;alise que la tr&#232;s grande majorit&#233; des personnes en situation de handicap en &#226;ge d'&#234;tre actif reste exclue du monde du travail. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la pratique, cela se traduit par des emplois pr&#233;caires et souvent peu valoris&#233;s. Les am&#233;nagements pr&#233;vus par la loi , adaptation du poste, horaires modulables, mat&#233;riel sp&#233;cifique , ne sont mis en &#339;uvre que dans 60 % des cas, faute de suivi ou d'investissement. R&#233;sultat, pr&#232;s d'un quart des travailleurs handicap&#233;s quittent leur emploi dans l'ann&#233;e suivant leur embauche, non par manque de comp&#233;tence, mais parce que le syst&#232;me ne s'adapte pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
La s&#233;gr&#233;gation des postes reste flagrante. La majorit&#233; des travailleurs handicap&#233;s occupent des fonctions peu qualifi&#233;es, alors m&#234;me qu'une part importante poss&#232;de des dipl&#244;mes ou des comp&#233;tences &#233;lev&#233;es. Les postes de responsabilit&#233;, de direction ou de cadre restent largement ferm&#233;s, reproduisant un verrou social et &#233;conomique. Dans les grandes entreprises de plus de 500 salari&#233;s, celles qui sont soumises &#224; un suivi strict des quotas, les travailleurs handicap&#233;s sont souvent surrepr&#233;sent&#233;s en bas de grille salariale et sous-repr&#233;sent&#233;s en direction, malgr&#233; leur qualification. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe des structures cens&#233;es favoriser l'insertion, comme les ESAT, mais elle fonctionnent fr&#233;quemment comme des lieux de rel&#233;gation. Elles accueillent environ 120 000 travailleurs handicap&#233;s en 2024, avec des r&#233;mun&#233;rations faibles, entre 55 et 65 % du SMIC, des droits incomplets et des perspectives limit&#233;es, malgr&#233; des financements publics consid&#233;rables. Le taux de passage vers un emploi en milieu ordinaire reste inf&#233;rieur &#224; 5 % par an, et beaucoup y demeurent de fa&#231;on prolong&#233;e, alors m&#234;me que ces structures g&#233;n&#232;rent parfois des exc&#233;dents via la sous-traitance. C'est litt&#233;ralement une exploitation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas une question de comp&#233;tence ou de motivation. Beaucoup renoncent &#224; chercher ou &#224; conserver un emploi par d&#233;couragement, d&#233;marches administratives lourdes ou crainte de perdre des droits. L'emploi n'est pas un probl&#232;me individuel, c'est un probl&#232;me syst&#233;mique enracin&#233; dans la logique capitaliste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Changer cette r&#233;alit&#233; implique de repousser les limites du syst&#232;me, adapter les postes, repenser les crit&#232;res de performance, s&#233;curiser les droits et reconna&#238;tre la valeur des comp&#233;tences hors norme. Il ne suffit pas de cocher des cases ou d'afficher des quotas. L'inclusion doit devenir un principe structurant. La soci&#233;t&#233; dispose des moyens humains, techniques et financiers pour le faire. Mais avons-nous la volont&#233; politique et sociale de transformer un monde du travail encore prisonnier du capitalisme et de la rentabilit&#233; pour qu'il accueille toutes les personnes en situation de handicap de mani&#232;re r&#233;elle et durable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi de 2005 a rendu obligatoire l'acc&#232;s &#224; tous les b&#226;timents pour les personnes en situation d'handicap, 20 ans apr&#232;s que peut-on tirer comme bilan de cela et pour &#234;tre concret, &#224; Saint-Denis quelle est la situation ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; La loi de 2005 visait une accessibilit&#233; universelle, incluant tous les types de handicap , moteur, sensoriel, psychique, mental, cognitif ou invisible. Vingt ans plus tard, le bilan reste mitig&#233;. Des avanc&#233;es notables sur le neuf, mais un &#233;chec sur l'existant, et une attention quasi exclusive port&#233;e au handicap moteur, au d&#233;triment de l'ensemble des situations de handicap. &#192; l'&#233;chelle nationale, les chiffres montrent des progr&#232;s en trompe-l'&#339;il. Les ERP neufs respectent th&#233;oriquement les normes en vigueur, et les Agendas d'Accessibilit&#233; Programm&#233;e (Ad'AP) lanc&#233;s en 2015 ont concern&#233; environ 700 000 ERP, dont 350 000 ont &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;s conformes gr&#226;ce &#224; pr&#232;s d'un milliard d'euros de subventions publiques. Mais 900 000 ERP, principalement de petite taille, n'ont toujours pas d&#233;pos&#233; d'Ad'AP. Dans les faits, les am&#233;nagements restent majoritairement centr&#233;s sur les handicaps moteurs (rampes, ascenseurs, places de stationnement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et pour les autres handicaps, que se passent-ils ? Et &#224; Saint-Denis o&#249; en sommes-nous ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Les besoins des personnes avec des handicaps sensoriels, psychiques ou cognitifs, signal&#233;tique adapt&#233;e, boucles magn&#233;tiques, espaces calmes, ergonomie mentale simplifi&#233;e sont largement ignor&#233;s. Selon le D&#233;fenseur des droits, en 2025, &#171; Loin d'&#234;tre effective, l'accessibilit&#233; reste centr&#233;e sur le PMR au d&#233;triment de l'universel &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Saint-Denis, le constat est similaire, renforc&#233; par la densit&#233; et l'anciennet&#233; du b&#226;ti. Les nouvelles constructions, comme le Village olympique, respectent pleinement l'accessibilit&#233; universelle et int&#232;grent parfois des am&#233;nagements sensoriels ou cognitifs. Les gares du Grand Paris Express sont con&#231;ues d&#232;s le d&#233;part pour &#234;tre accessibles &#224; tous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais pour les b&#226;timents existants, la situation reste pr&#233;occupante. Dans la plupart des ERP publics et priv&#233;s , administrations, &#233;coles, commerces , les adaptations pour les handicaps invisibles ou psychiques sont quasi inexistantes. La signal&#233;tique cognitive simplifi&#233;e, les espaces calmes ou les dispositifs r&#233;duisant le stress et les stimuli restent rares ou absents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le patrimoine ancien constitue un obstacle r&#233;el, int&#233;grer un ascenseur dans un b&#226;timent industriel du XIXe si&#232;cle ou plus ancien rel&#232;ve souvent de l'impossible sans d&#233;rogation, et le d&#233;bat reste focalis&#233; sur le handicap moteur. Pourtant, les handicaps invisibles repr&#233;sentent environ 80 % des situations de handicap en France&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette proportion est donc tr&#232;s majoritaire&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Oui, c'est pr&#232;s de 10 millions de personnes. Or ces personnes continuent de subir un isolement spatial et social, faute d'adaptations sp&#233;cifiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; la Commission Communale d'Accessibilit&#233; (CCA) et un budget d&#233;di&#233;, comme l'annexe Handibudget de 1,2 million d'euros en 2017 pour les ERP municipaux , les travaux progressent lentement. lLes actions concr&#232;tes pi&#233;tinent, souvent prisonni&#232;res de co&#251;ts et d'un focus sur le visible. &lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;sum&#233;, l'accessibilit&#233; universelle reste un objectif largement non atteint. &#192; Saint- Denis comme ailleurs, elle ne peut se limiter au handicap moteur, et m&#234;me l&#224; les r&#233;sultats sont d&#233;risoires. Les besoins de tous les handicaps , visibles ou invisibles , doivent &#234;tre int&#233;gr&#233;s dans les ERP, les administrations et les commerces. Sans cette approche globale, la loi reste lettre morte, et une grande partie de la population continue d'&#234;tre exclue du droit fondamental &#224; l'acc&#232;s aux b&#226;timents et aux services.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Dans les faits, la suppression des lignes de bus desservant directement le centre-ville a eu pour cons&#233;quence concr&#232;te d'&#233;loigner celles et ceux qui d&#233;pendent des transports collectifs pour acc&#233;der aux commerces, aux administrations ou aux lieux culturels. &#187; &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que vois-tu comme exemple parlant de la situation &#224; Saint-Denis ?&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Le droit &#224; la mobilit&#233; des personnes en situation de handicap constitue un enjeu central &#224; Saint-Denis, ville dense o&#249; chaque d&#233;placement quotidien d&#233;pend &#233;troitement des transports publics, de la qualit&#233; des trottoirs et de l'accessibilit&#233; aux services essentiels. Pourtant, malgr&#233; la loi de 2005 et les engagements r&#233;p&#233;t&#233;s, la r&#233;alit&#233; demeure implacable. La mobilit&#233; reste un parcours du combattant, aggrav&#233; par des choix urbanistiques r&#233;cents et une conception encore tr&#232;s partielle de l'accessibilit&#233; universelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
La pi&#233;tonnisation de l'ultra-centre-ville, avec l'arr&#234;t du passage des v&#233;hicules motoris&#233;s, illustre parfaitement cette contradiction. Pr&#233;sent&#233;e comme une mesure visant &#224; s&#233;curiser et rendre plus agr&#233;able le c&#339;ur de ville, cette d&#233;cision est, sur le principe, compr&#233;hensible et m&#234;me souhaitable. Je ne crois pas que l'intention ait &#233;t&#233; d'&#233;loigner les personnes en situation de handicap ou les personnes &#226;g&#233;es du centre-ville. En revanche, force est de constater que cette dimension n'a pas &#233;t&#233; suffisamment pens&#233;e ni anticip&#233;e. Dans les faits, la suppression des lignes de bus desservant directement le centre-ville a eu pour cons&#233;quence concr&#232;te d'&#233;loigner celles et ceux qui d&#233;pendent des transports collectifs pour acc&#233;der aux commerces, aux administrations ou aux lieux culturels. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une navette dite &#171; bleue &#187;, d&#233;di&#233;e aux retrait&#233;s et aux personnes en situation de handicap, a bien &#233;t&#233; mise en place. Mais elle ne concerne que les personnes handicap&#233;es de plus de 60 et retrait&#233;s de plus de 70 ans, fonctionne &#224; horaires fixes, reste mal connue et, dans les faits, circule le plus souvent &#224; vide. Cela ne constitue en rien une r&#233;ponse au droit fondamental de se d&#233;placer librement, quand on le souhaite et selon ses besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sujet d&#233;passe la question du handicap &#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Oui car les d&#233;placements inter-quartiers posent tout autant probl&#232;me. Rejoindre le centre-ville depuis La Plaine, Franc Moisin ou d'autres quartiers excentr&#233;s rel&#232;ve trop souvent du d&#233;fi. Si certains bus sont &#233;quip&#233;s de planchers bas, le r&#233;seau de m&#233;tro reste largement inaccessible. La station Saint-Denis Basilique ne dispose toujours pas d'ascenseur, et celle de Saint-Denis Universit&#233; en poss&#232;de un qui tombe r&#233;guli&#232;rement en panne, sans solution alternative fiable. En l'absence d'alternatives, les personnes concern&#233;es se retrouvent d&#233;pendantes de trajets plus longs, de correspondances complexes ou renoncent simplement &#224; se d&#233;placer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y aussi la question de la mobilit&#233; verticale qui se pose avec encore plus d'acuit&#233; dans les immeubles d'habitat social et les copropri&#233;t&#233;s. Les pannes d'ascenseurs y sont longues, r&#233;p&#233;t&#233;es, parfois durant plusieurs semaines ou plusieurs mois, sans aucune solution alternative accessible ou gratuite. Pour les personnes handicap&#233;es, &#224; mobilit&#233; r&#233;duite ou personnes &#226;g&#233;es, cela signifie un enfermement pur et simple au domicile. Le logement devient alors une prison verticale, et la vie sociale, m&#233;dicale ou professionnelle d&#233;pend de la solidarit&#233; informelle des voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revenons un peu en arri&#232;re, tu parlais de la pi&#233;tonnisation comme exemple parlant&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Je pense par exemple aux trottoirs. Dans de nombreux quartiers, ils sont impraticables : stationnement sauvage, voitures empi&#233;tant sur les cheminements, trottoirs trop &#233;troits, bordures non abaiss&#233;es, dalles d&#233;grad&#233;es, poubelles et obstacles divers. Pi&#233;tonniser le centre-ville tout en laissant les trottoirs impraticables ailleurs rel&#232;ve d'un non-sens. Une personne en fauteuil roulant, avec une canne blanche ou un d&#233;ambulateur doit slalomer, prendre des risques, ou renoncer &#224; se d&#233;placer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rendre un centre-ville plus agr&#233;able est une intention louable. Mais cela ne peut se faire au d&#233;triment des plus vuln&#233;rables. Pi&#233;tonniser ne devrait pas se limiter &#224; interdire les voitures : cela suppose aussi de rendre les trottoirs r&#233;ellement praticables, partout, et pour toutes et tous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le probl&#232;me de fond est que la mobilit&#233; et l'accessibilit&#233; sont encore pens&#233;es presque exclusivement &#224; travers le prisme du handicap moteur, qui ne repr&#233;sente pourtant qu'une minorit&#233; des situations. Je le redis les handicaps invisibles &#8211; sensoriels, psychiques, cognitifs, maladies chroniques &#8211; concernent pr&#232;s de 80 % des handicaps en France et restent largement ignor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; La mobilit&#233; &#224; Saint-Denis demeure un droit largement bafou&#233; pour les personnes en situation de handicap. Pi&#233;tonniser sans penser aux trottoirs, supprimer des lignes de bus sans alternatives efficaces, tol&#233;rer des pannes d'ascenseurs&#8230; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;As-tu d'autres exemples concrets par rapport &#224; ce chiffre tr&#232;s largement ignor&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; &#192; Saint-Denis, les feux sonores sont rarissimes, les cheminements tactiles quasi inexistants, la signal&#233;tique souvent illisible, complexe ou anxiog&#232;ne. Les personnes sourdes ou malentendantes manquent d'informations claires, les personnes avec un handicap cognitif ou psychique sont confront&#233;es &#224; une surcharge d'informations, de bruit, de lumi&#232;re et &#224; l'absence d'espaces de r&#233;pit. Chaque d&#233;placement devient une source de stress et d'&#233;puisement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme pour l'accessibilit&#233; des b&#226;timents, la mobilit&#233; exige une approche r&#233;ellement universelle, prenant en compte l'ensemble des handicaps. Or m&#234;me sur le volet moteur, les carences restent massives. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette situation est d'autant plus frustrante qu'une occasion historique a &#233;t&#233; manqu&#233;e avec les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Saint-Denis &#233;tait au c&#339;ur de l'&#233;v&#233;nement, avec le Stade de France, l'Arena et le Village olympique. Certes, certains &#233;quipements sportifs accessibles ont vu le jour. Mais l'h&#233;ritage aurait d&#251; &#234;tre bien plus ambitieux avec une strat&#233;gie globale et durable de mobilit&#233; inclusive. D'autres villes h&#244;tes ont su transformer cet &#233;lan en r&#233;formes structurelles. Ici, on s'est content&#233; de solutions temporaires et &#233;v&#233;nementielles, sans vision &#224; long terme. &lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;finitive, la mobilit&#233; &#224; Saint-Denis demeure un droit largement bafou&#233; pour les personnes en situation de handicap. Pi&#233;tonniser sans penser aux trottoirs, supprimer des lignes de bus sans alternatives efficaces, tol&#233;rer des pannes d'ascenseurs sans solutions de mobilit&#233; verticale, ignorer les handicaps invisibles. Tout concourt &#224; une exclusion renforc&#233;e. Saint-Denis, tout comme Paris et le reste de la France m&#233;ritent un v&#233;ritable h&#233;ritage, pas des promesses qui peinent &#224; se concr&#233;tiser, plus d'un an et demie apr&#232;s. J'&#233;prouve une &#233;norme frustration et d&#233;ception sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On le voit une personne handicap&#233;e se heurte &#224; de multiples difficult&#233;s, en premier lieu pour beaucoup un logement adapt&#233;, son acc&#232;s ais&#233; est primordial, l&#224; encore les normes ont &#233;volu&#233; mais le retard &#224; combler semble gigantesque. Quelle est la situation sur la ville et en particulier dans le logement social ?&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Le logement adapt&#233; constitue aussi un enjeu fondamental pour les personnes en situation de handicap &#224; Saint-Denis. Pouvoir acc&#233;der &#224; son domicile, y circuler librement et y vivre dignement rel&#232;ve d'un droit &#233;l&#233;mentaire. Pourtant, sur ce territoire, mais comme quasiment partout en France, le constat est particuli&#232;rement alarmant. Le patrimoine existant est tr&#232;s largement inadapt&#233;, et le retard accumul&#233;, notamment dans le logement social qui repr&#233;sente une part majoritaire du parc local, demeure colossal, malgr&#233; l'&#233;volution des normes depuis la loi de 2005. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme pour la mobilit&#233; ou l'emploi, le probl&#232;me n'est pas l'absence de textes, mais l'&#233;cart b&#233;ant entre les principes affich&#233;s et la r&#233;alit&#233; v&#233;cue. Le b&#226;ti ancien domine largement &#224; Saint-Denis, h&#233;rit&#233; d'une &#233;poque o&#249; l'accessibilit&#233; n'&#233;tait ni pens&#233;e ni anticip&#233;e. D&#232;s l'acc&#232;s au logement, les obstacles s'imposent, portes lourdes ou trop &#233;troites, halls impraticables, absence de rampes, pentes dangereuses, interphones inaccessibles. Ces difficult&#233;s, souvent per&#231;ues comme des d&#233;tails techniques, constituent en r&#233;alit&#233; des barri&#232;res majeures &#224; l'autonomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
La question de la mobilit&#233; verticale est centrale. De nombreuses personnes en situation de handicap sont log&#233;es &#224; des &#233;tages &#233;lev&#233;s, sans garantie de fonctionnement fiable des ascenseurs. Dans les grands ensembles HLM comme dans certaines copropri&#233;t&#233;s, les pannes sont longues, r&#233;p&#233;t&#233;es, parfois durant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Aucune solution alternative gratuite ou r&#233;ellement accessible n'est alors propos&#233;e. Le domicile devient un espace d'enfermement. Les personnes concern&#233;es se retrouvent d&#233;pendantes de voisins, d'aidants informels ou de services d&#233;j&#224; satur&#233;s pour assurer les besoins les plus &#233;l&#233;mentaires, courses, soins, d&#233;marches administratives. Cette r&#233;alit&#233; est particuli&#232;rement marqu&#233;e dans les territoires populaires, o&#249; la maintenance des ascenseurs est structurellement sous-dimensionn&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les personnes autistes, ou vivant avec un handicap psychique ou mental, cette situation est aussi pr&#233;occupante. Elles cumulent les vuln&#233;rabilit&#233;s comme l'isolement social, l'anxi&#233;t&#233; accrue, des difficult&#233;s &#224; appr&#233;hender le danger. L'absence de s&#233;curisation adapt&#233;e augmente les risques d'accidents, parfois dramatiques. Ces situations ne rel&#232;vent pas de faits isol&#233;s mais d'un syst&#232;me qui, faute d'anticipation, expose les personnes les plus fragiles &#224; des dangers &#233;vitables. L'isolement induit par le logement n'est pas seulement physique. Il est aussi psychologique et social, renfor&#231;ant une l'exclusion de l'emploi, de la formation et de la participation citoyenne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les normes ont certes &#233;volu&#233; sur le papier. Les constructions neuves ou dites &#233;volutives imposent d&#233;sormais des obligations en mati&#232;re d'accessibilit&#233;, ascenseurs obligatoires au-del&#224; de certains seuils, plus de logements en rez-de-chauss&#233;e, sanitaires adapt&#233;s. Mais cette &#233;volution reste largement th&#233;orique lorsqu'on la confronte &#224; la r&#233;alit&#233; du parc existant. Pr&#232;s de 90 % du parc HLM a &#233;t&#233; construit avant 2005 et demeure massivement inadapt&#233;, couloirs &#233;troits, salles de bain impraticables, douches avec ressaut, sanitaires non conformes. Les dispositifs d'aide &#224; l'adaptation, notamment via l'ANAH, existent, mais ils restent partiels, insuffisants et complexes &#224; mobiliser. Les montants allou&#233;s permettent rarement des transformations structurelles, et le contexte budg&#233;taire actuel aggrave encore la situation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme pour l'emploi ou la mobilit&#233;, la question financi&#232;re est d&#233;terminante. Les programmes r&#233;cents, issus notamment de grandes op&#233;rations urbaines, proposent th&#233;oriquement des logements accessibles, conformes aux normes. Mais ces logements sont trop peu nombreux et surtout inaccessibles pour une large part du public concern&#233;. Beaucoup de personnes handicap&#233;es vivent avec des ressources tr&#232;s limit&#233;es, souvent r&#233;duites &#224; l'AAH, parfois dans des foyers o&#249; un seul revenu est possible. Dans ces conditions, acc&#233;der &#224; un logement neuf adapt&#233; rel&#232;ve bien souvent de l'impossible. La cons&#233;quence est connue, les personnes restent cantonn&#233;es &#224; un parc ancien inadapt&#233;, faute d'alternative r&#233;aliste. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;chelle d&#233;partementale, les dispositifs de logement accompagn&#233; ou d'h&#233;bergement adapt&#233; existent, mais ils sont structurellement insuffisants. Les files d'attente s'allongent, les d&#233;lais se comptent en ann&#233;es. Les strat&#233;gies d&#233;partementales &#233;voquent le d&#233;veloppement de l'habitat inclusif, mais le rythme reste tr&#232;s en de&#231;&#224; des besoins r&#233;els. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le logement, qui devrait &#234;tre un socle d'autonomie, devient trop souvent un facteur d'enfermement. Sur notre territoire, pour de nombreuses personnes en situation de handicap, vivre chez soi librement, en s&#233;curit&#233; et dignit&#233; reste un combat permanent. Tant que le logement ne sera pas pens&#233; comme un maillon indissociable de la mobilit&#233;, de l'acc&#232;s &#224; l'emploi et de la participation sociale, l'inclusion restera un objectif proclam&#233; mais non atteint. Le logement n'est pas un sujet &#224; part. Il est au c&#339;ur de toutes les autres exclusions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Aligner syst&#233;matiquement l'acc&#232;s aux activit&#233;s culturelles et sportives sur les tarifs d&#233;j&#224; existants pour les minima sociaux, en les rendant lisibles et automatiques. Cela &#233;viterait des d&#233;marches complexes et des situations d'exclusion par d&#233;faut. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les choses avancent tr&#232;s lentement ainsi ce n'est que tout r&#233;cemment que la prise en charge &#224; 100% des fauteuils roulants a &#233;t&#233; annonc&#233;. Les politiques d'inclusion semblent peu soutenues activement. Nous r&#233;v&#233;lions dans le Blog de Saint-Denis derni&#232;rement le cas d'une personne dont la seule ressource est l'Allocation Adulte Handicap&#233; (AAH) et qui, comme personne handicap&#233;e, ne b&#233;n&#233;ficient d'aucun tarif adapt&#233; pour les activit&#233;s culturelles de la ville, la culture, le sport. As-tu des propositions pr&#233;cises ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Ce constat dans l'article du Blog de Saint-Denis traduit une r&#233;alit&#233; plus large : les avanc&#233;es existent, mais elles restent lentes, fragment&#233;es et encore trop peu structurantes pour changer r&#233;ellement le quotidien des personnes concern&#233;es, en particulier des adultes vivant avec pour seule ressource l'AAH. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'inclusion ne se limite pas &#224; l'acc&#232;s &#224; un &#233;quipement, elle se mesure &#224; la possibilit&#233; effective de participer &#224; la vie sociale, culturelle, sportive et professionnelle. Or aujourd'hui, ces dimensions restent trop souvent pens&#233;es s&#233;par&#233;ment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le sport, par exemple, la Ville a mis en place des dispositifs pertinents comme l'&#201;cole Municipale des Sports adapt&#233;s. C'est une base int&#233;ressante, mais elle concerne essentiellement les enfants. Pour les adultes, l'offre est tr&#232;s r&#233;duite et repose largement sur le tissu associatif. Une premi&#232;re piste serait donc d'&#233;tendre cette logique aux adultes, en construisant des passerelles r&#233;elles entre sport adapt&#233;, clubs ordinaires et accompagnement progressif, sans forcer l'inclusion mais en la rendant possible et s&#233;curis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant la culture et les loisirs, l'initiative Cin&#233; Relax au cin&#233;ma L'&#201;cran va dans le bon sens. Toutefois, une s&#233;ance mensuelle, &#224; un horaire et avec un film impos&#233;s, reste insuffisante. Sans remettre en cause le dispositif, il serait pertinent d'augmenter la fr&#233;quence, de diversifier les cr&#233;neaux et de rendre ces adaptations moins exceptionnelles, afin que les personnes puissent exercer un v&#233;ritable choix, comme n'importe quel autre usager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme un autre usager mais souvent avec un niveau de revenus tr&#232;s limit&#233;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Oui la question des tarifs est tout &#224; fait centrale, comme le montre l'exemple &#233;voqu&#233; dans l'article. Lorsque la seule ressource est l'AAH, l'absence de tarifs adapt&#233;s devient un frein direct &#224; la participation sociale. Une proposition simple consisterait &#224; aligner syst&#233;matiquement l'acc&#232;s aux activit&#233;s culturelles et sportives sur les tarifs d&#233;j&#224; existants pour les minima sociaux, en les rendant lisibles et automatiques. Cela &#233;viterait des d&#233;marches complexes et des situations d'exclusion par d&#233;faut. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre point essentiel concerne l'accompagnement. Pour de nombreuses personnes, l'acc&#232;s &#224; un loisir, &#224; une activit&#233; sportive ou culturelle n&#233;cessite une pr&#233;sence humaine. Dans ce cas, il serait coh&#233;rent que l'accompagnant ne paie pas, non pas par faveur, mais parce que cet accompagnement est une condition d'acc&#232;s, au m&#234;me titre qu'un am&#233;nagement mat&#233;riel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines exp&#233;riences locales, notamment dans le domaine sportif, montrent que cette logique est possible et fonctionnelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces propositions prennent tout leur sens lorsqu'on regarde les cons&#233;quences &#224; long terme. Le manque d'acc&#232;s au sport, &#224; la culture et aux loisirs collectifs alimente l'isolement social des adultes en situation de handicap. Cet isolement fragilise ensuite les parcours, &#233;loigne de l'emploi et rend toute politique d'insertion beaucoup plus complexe. &#192; l'inverse, favoriser la participation sociale, m&#234;me &#224; petite &#233;chelle, permet de recr&#233;er du lien, de la confiance et des opportunit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, concernant les clubs et structures subventionn&#233;es, il serait utile d'accompagner davantage. Proposer plus de formations, d'informations, d'appuis techniques, mutualiser des ressources. Lorsque les refus d'accueil sont li&#233;s &#224; la peur ou au manque de moyens, ces leviers peuvent faire la diff&#233;rence. Et lorsque le refus est de principe, la question des contreparties li&#233;es aux subventions se pose l&#233;gitimement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le constat est donc clair : il ne manque pas tant des id&#233;es que de la continuit&#233;, de l'anticipation et une vision globale, int&#233;grant sport, culture, loisirs et emploi comme des dimensions indissociables. Des ajustements concrets, progressifs et r&#233;alistes permettraient d&#233;j&#224; de r&#233;duire fortement les situations d'isolement et de rendre l'inclusion plus effective, notamment pour les adultes, aujourd'hui largement oubli&#233;s des politiques publiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Beaucoup de personnes handicap&#233;es consultent de fait moins souvent ou plus tard, non pas par choix, mais parce que les obstacles sont nombreux, les cabinets m&#233;dicaux non accessibles, mat&#233;riel inadapt&#233;, difficult&#233;s de communication&#8230; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En mati&#232;re de sant&#233; les &#233;tudes montrent que ces personnes sont particuli&#232;rement affect&#233;es de pathologies sans rapport avec leur handicap, comment expliquer cela ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; La loi Handicap de 2005 donne une d&#233;finition importante : une personne est consid&#233;r&#233;e comme handicap&#233;e lorsqu'elle rencontre des difficult&#233;s &#224; vivre dans la soci&#233;t&#233; en raison de troubles physiques, sensoriels, mentaux, cognitifs ou psychiques, qui peuvent se cumuler. Cette d&#233;finition a &#233;t&#233; essentielle pour reconna&#238;tre juridiquement des r&#233;alit&#233;s longtemps invisibles. Mais elle ne suffit pas, &#224; elle seule, &#224; expliquer ce que vivent concr&#232;tement les personnes handicap&#233;es au quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis, la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicap&#233;es, ratifi&#233;e par la France, a apport&#233; un &#233;clairage fondamental. Elle rappelle que le handicap ne vient pas uniquement de la personne, mais surtout de la rencontre entre ses particularit&#233;s et un environnement qui n'est pas adapt&#233;. Autrement dit, ce n'est pas seulement le corps ou le fonctionnement d'une personne qui pose probl&#232;me, c'est la mani&#232;re dont la soci&#233;t&#233; est organis&#233;e autour d'elle. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; partir de l&#224; qu'on comprend mieux un constat aujourd'hui largement document&#233;. Les personnes handicap&#233;es sont beaucoup plus touch&#233;es que le reste de la population par des maladies ou troubles qui, en apparence, n'ont aucun lien direct avec leur handicap. Probl&#232;mes cardiaques, diab&#232;te, ob&#233;sit&#233;, troubles psychiques, d&#233;pression, cancers... ces pathologies sont plus fr&#233;quentes, et ce n'est ni un hasard ni une fatalit&#233; biologique. &lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re explication tient aux conditions de vie. Pr&#233;carit&#233;, isolement social, &#233;loignement de l'emploi. Vivre avec peu de ressources, dans un logement parfois inadapt&#233;, avec des d&#233;placements compliqu&#233;s, g&#233;n&#232;re un stress permanent. Or ce stress chronique, ajout&#233; au sentiment d'ins&#233;curit&#233; et aux discriminations, a des effets directs sur la sant&#233;. Il favorise les maladies cardiovasculaires, les troubles m&#233;taboliques et la d&#233;pression. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a aussi la question de l'acc&#232;s aux soins. Beaucoup de personnes handicap&#233;es consultent de fait moins souvent ou plus tard, non pas par choix, mais parce que les obstacles sont nombreux, les cabinets m&#233;dicaux non accessibles, mat&#233;riel inadapt&#233;, difficult&#233;s de communication, manque de formation des soignants, parfois m&#234;me des refus ou des attitudes discriminantes. Le r&#233;sultat donne des diagnostics tardifs, des suivis insuffisants, des pathologies et co-morbidit&#233;s qui s'aggravent alors qu'elles auraient pu &#234;tre prises en charge plus t&#244;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la sant&#233; ne se joue pas uniquement dans le syst&#232;me de soins. L'isolement social est un facteur cl&#233;. Quand on ne peut pas acc&#233;der facilement aux loisirs, au sport, &#224; la culture ou &#224; la vie associative, la vie se r&#233;tr&#233;cit. On sort moins, on voit moins de monde, on s'&#233;puise psychiquement. Or l'isolement est aujourd'hui reconnu comme un facteur majeur de d&#233;gradation de la sant&#233;, aussi bien mentale que physique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le ch&#244;mage massif des personnes handicap&#233;es entra&#238;ne pr&#233;carit&#233;, perte de rep&#232;res et sentiment d'inutilit&#233; sociale. Et, inversement, une sant&#233; fragilis&#233;e rend encore plus difficile l'acc&#232;s ou le maintien dans l'emploi. On est face &#224; un v&#233;ritable cercle vicieux. Moins de travail, plus d'isolement, une sant&#233; qui se d&#233;grade, et donc encore moins de possibilit&#233;s d'insertion. &lt;br class='autobr' /&gt;
La crise du COVID-19 a d'ailleurs mis en lumi&#232;re cette r&#233;alit&#233; de mani&#232;re tr&#232;s brutale. Les personnes handicap&#233;es ont connu une surmortalit&#233; importante, non pas &#224; cause de leur handicap en tant que tel, mais parce qu'elles cumulaient d&#233;j&#224; pr&#233;carit&#233;, pathologies non prises en charge et difficult&#233;s d'acc&#232;s aux soins. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela montre une chose essentielle. La &#171; surmaladie &#187; des personnes handicap&#233;es n'est pas naturelle. Elle est largement produite par une soci&#233;t&#233; encore mal adapt&#233;e, qui cr&#233;e elle-m&#234;me des fragilit&#233;s suppl&#233;mentaires. Tant que l'on ne pensera pas ensemble l'acc&#232;s aux soins, au logement, &#224; l'emploi, aux transports, aux loisirs et &#224; la vie sociale, ces in&#233;galit&#233;s de sant&#233; persisteront. Repenser le handicap, ce n'est donc pas seulement une question d'inclusion ou de droits, mais aussi un enjeu central de sant&#233; publique et surtout de dignit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 2000 un mot est apparu mais n'a fait son entr&#233;e dans le champ politique qu'assez r&#233;cemment en France, le validisme, peux-tu nous en expliquer le sens et les raisons de l'utilisation de plus en plus fr&#233;quente de cette notion ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Le validisme est un mot relativement r&#233;cent dans le d&#233;bat public fran&#231;ais, mais la r&#233;alit&#233; qu'il d&#233;crit, elle, est beaucoup plus ancienne. Le terme appara&#238;t dans les milieux militants au d&#233;but des ann&#233;es 2000 en France. Il est la traduction de l'anglais ableism, forg&#233; d&#232;s les ann&#233;es 1970 dans les pays anglo-saxons, notamment aux &#201;tats-Unis et au Royaume-Uni, dans le sillage des mouvements pour les droits civiques et des disability studies. &lt;br class='autobr' /&gt;
Concr&#232;tement, le validisme d&#233;signe un syst&#232;me de pens&#233;e et d'organisation sociale qui consid&#232;re les personnes valides, c'est-&#224;-dire sans handicap visible, conformes aux normes physiques, mentales et cognitives dominantes, comme la norme par d&#233;faut, voire comme une norme sup&#233;rieure. Tout ce qui s'en &#233;carte est alors per&#231;u comme un manque, un probl&#232;me &#224; corriger, une anomalie &#224; compenser ou &#224; mettre &#224; l'&#233;cart. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est important de comprendre que le validisme ne se r&#233;sume pas &#224; de mauvaises intentions individuelles. Ce n'est pas seulement quelqu'un qui ferait une remarque d&#233;plac&#233;e ou qui aurait peur du handicap. C'est un syst&#232;me beaucoup plus large, comparable dans sa logique au racisme ou au sexisme. Il est inscrit dans les structures m&#234;mes de la soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
On le retrouve d'abord de mani&#232;re tr&#232;s concr&#232;te dans des b&#226;timents inaccessibles, des transports inadapt&#233;s, des emplois pens&#233;s pour des corps et des esprits dits &#8220;standards&#8221;, des &#233;coles qui excluent faute d'adaptation. Il existe aussi sur le plan culturel, &#224; travers des st&#233;r&#233;otypes persistants comme la personne handicap&#233;e vue comme un fardeau, comme quelqu'un de courageux &#8220;malgr&#233; tout&#8221; ou au contraire comme quelqu'un d'&#233;ternellement d&#233;pendant. Et puis il s'exprime dans les attitudes du quotidien comme le paternalisme, les micro-agressions, les phrases du type &#8220;Tu ne fais pas handicap&#233;&#8221;, les termes faisant r&#233;f&#233;rence &#224; un handicap ou troubles pour insulter, ou encore la remise en question permanente des comp&#233;tences. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cela qu'il faut distinguer le validisme de la simple handiphobie. La handiphobie renvoie plut&#244;t &#224; des attitudes individuelles de rejet ou de malaise. Le validisme, lui, englobe ces attitudes, mais les d&#233;passe largement. Il d&#233;signe une organisation sociale enti&#232;re qui hi&#233;rarchise les vies, o&#249; la validit&#233; est la norme implicite et le handicap une d&#233;viation, une dissonance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le terme de validisme s'impose aujourd'hui parce qu'il permet de comprendre que le handicap n'est pas un probl&#232;me individuel &#224; g&#233;rer &#224; la marge, mais une question profond&#233;ment politique, sociale et collective&lt;/strong&gt;. &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais pourquoi ce terme n'apparait finalement qu'assez r&#233;cemment ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Si le terme est de plus en plus utilis&#233; aujourd'hui en France, ce n'est pas un effet de mode. C'est parce qu'il r&#233;pond &#224; un besoin tr&#232;s concret : celui de nommer une oppression longtemps rest&#233;e invisible. Pendant des ann&#233;es, notamment avec la loi de 2005, on a pens&#233; le handicap presque exclusivement comme un probl&#232;me individuel, li&#233; &#224; une d&#233;ficience. Le validisme permet de renverser ce regard. Ce n'est pas la personne qui est &#8220;insuffisante&#8221;, c'est la soci&#233;t&#233; qui est mal con&#231;ue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Son usage s'est acc&#233;l&#233;r&#233; &#224; partir des ann&#233;es 2010, notamment avec la ratification par la France de la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicap&#233;es, qui insiste sur le r&#244;le central de l'environnement. Les collectifs militants, les mouvements f&#233;ministes handis, les personnes concern&#233;es elles-m&#234;mes, notamment sur les r&#233;seaux sociaux, se sont empar&#233;s de ce mot pour rendre visible ce qui ne l'&#233;tait pas : l'exclusion syst&#233;mique derri&#232;re des politiques pourtant pr&#233;sent&#233;es comme inclusives. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a aussi un effet de r&#233;alit&#233; tr&#232;s fort. Vingt ans apr&#232;s la loi de 2005, l'accessibilit&#233; reste largement inachev&#233;e, l'acc&#232;s &#224; l'emploi demeure extr&#234;mement limit&#233;, l'&#233;cole continue de trier, les loisirs et la culture restent difficiles d'acc&#232;s. Le d&#233;calage entre les discours et les faits est devenu impossible &#224; ignorer. Le validisme permet de mettre des mots sur cet &#233;chec structurel. &lt;br class='autobr' /&gt;
La crise du COVID, la mont&#233;e des revendications autour de la neurodiversit&#233;, et plus r&#233;cemment la mise en lumi&#232;re des retards &#224; l'occasion des Jeux olympiques et paralympiques, ont contribu&#233; &#224; cette prise de conscience collective. Le validisme s'impose aujourd'hui parce qu'il permet de comprendre que le handicap n'est pas un probl&#232;me individuel &#224; g&#233;rer &#224; la marge, mais une question profond&#233;ment politique, sociale et collective. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le mot circule davantage, c'est donc parce que les personnes concern&#233;es prennent la parole, parce qu'elles refusent d'&#234;tre r&#233;duites &#224; des exceptions ou &#224; des parcours &#8220;inspirants&#8221;, et parce qu'il devient de plus en plus clair que sans remise en question de nos normes, de nos priorit&#233;s et de notre organisation sociale, l'inclusion sera impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour conclure, si tu n'avais qu'un seul souhait pour faire avancer le combat que tu m&#232;nes quel serait-il ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;S. R.&lt;/strong&gt; Si je devais avoir un seul souhait pour faire avancer r&#233;ellement le combat que je m&#232;ne, ce serait un changement profond du regard que la soci&#233;t&#233; porte sur le handicap. Mais un regard qui s'accompagne obligatoirement de changements concrets dans les pratiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Changer de regard, ce n'est pas simplement &#234;tre plus gentil ou plus tol&#233;rant. C'est reconna&#238;tre que le handicap n'est pas un probl&#232;me individuel, mais le r&#233;sultat de choix collectifs, urbanisme, transports, logements, emploi, acc&#232;s &#224; la culture ou au sport. Et ce changement de regard doit se traduire en actes. Des logements accessibles, des transports praticables, des services adapt&#233;s, des activit&#233;s culturelles et sportives r&#233;ellement inclusives, un accompagnement humain reconnu comme essentiel... Sans cela, le regard reste inutile et l'inclusion inexistante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cela ne suffira pas si les personnes directement concern&#233;es par le handicap ne sont pas assises &#224; la table des d&#233;cisions concernant leurs vies et conditions. Pas pour faire de la politique pour la politique, mais parce que notre cause peine &#224; avancer exactement &#224; cause de cette absence. Trop souvent, les personnes handicap&#233;es, leurs parents, leurs proches, les professionnels qui les accompagnent, ne sont pas l&#224; quand on prend les d&#233;cisions qui les concernent. Et pourtant, l'histoire montre que les v&#233;ritables avanc&#233;es sociales passent par la pr&#233;sence de ceux qui vivent l'exp&#233;rience. Le f&#233;minisme, la lutte LGBT+, le combat contre le racisme, l'&#233;cologie... toutes ces causes ont progress&#233; parce que ce sont les personnes directement concern&#233;es qui &#233;taient l&#224; pour d&#233;fendre leurs droits. Il est donc logique et indispensable qu'une cause soit port&#233;e par ceux qui la vivent au quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon souhait serait donc double. un changement de regard accompagn&#233; d'un changement concret des pratiques, et une implication r&#233;elle des personnes concern&#233;es directement par le handicap dans toutes les d&#233;cisions qui les touchent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Propos recueillis par Michel Ribay&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PS : &lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Dans notre article du 3 d&#233;cembre 2025 consultable&lt;/strong&gt; &lt;a href=&#034;https://www.blogsaintdenis.fr/actualites/article/handicap-et-inclusion-culturelle-mathieu-hanotin-daniel-dalin-katy-bontinck-yannick-caillet-oriane-filhol-leyla-temel&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici,&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;nous &#233;voquions le cas de Myl&#232;ne et ses difficult&#233;s pour poursuivre des activit&#233;s culturelles. En butte &#224; un obstacle financier, (ayant pour seul revenu l'AAH), elle a depuis renonc&#233;.&lt;/strong&gt; Tous ses courriers (par mail le 27 octobre puis une relance le 3 d&#233;cembre 2025) adress&#233;s au maire et pr&#233;sident de Plaine Commune, Mathieu Hanotin, ainsi qu'&#224; ses adjoints, Daniel Dalin, Katy Bontinck, Yannick Caillet, Oriane Filhol, Leyla Temel, sont rest&#233;s sans aucune r&#233;ponse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap et inclusion culturelle. Mathieu Hanotin, Daniel Dalin, Katy Bontinck, Yannick Caillet, Oriane Filhol, Leyla Temel vont-ils traduire en actes leurs discours sur l'inclusion des personnes handicap&#233;es ? R&#233;pondre aux courriers qui leur sont adress&#233;s, est-ce d&#233;j&#224; trop leur demander ?</title>
		<link>https://mail.blogsaintdenis.fr/actualites/article/handicap-et-inclusion-culturelle-mathieu-hanotin-daniel-dalin-katy-bontinck-yannick-caillet-oriane-filhol-leyla-temel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://mail.blogsaintdenis.fr/actualites/article/handicap-et-inclusion-culturelle-mathieu-hanotin-daniel-dalin-katy-bontinck-yannick-caillet-oriane-filhol-leyla-temel</guid>
		<dc:date>2025-12-03T08:15:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rosalie Merteuil</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap</dc:subject>
		<dc:subject>Politique culturelle</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>info Plaine Commune</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1992, la journ&#233;e internationale des personnes en situation de handicap qui a lieu ce 3 d&#233;cembre est l'occasion de mettre en lumi&#232;re les personnes handicap&#233;es, faire conna&#238;tre la diversit&#233; de leurs situations et sensibiliser sur les difficult&#233;s auxquelles elle sont confront&#233;es. Les politiques dites inclusives vant&#233;es par le maire-pr&#233;sident Mathieu Hanotin montrent tr&#232;s vite leurs limites en faveur des personnes en situation de handicap notamment dans le secteur culturel et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/actualites/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/handicap" rel="tag"&gt;Handicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/politique-culturelle" rel="tag"&gt;Politique culturelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/sante" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://mail.blogsaintdenis.fr/mot/info-plaine-commune" rel="tag"&gt;info Plaine Commune&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L109xH150/screenshot_20251120-140206_facebook-0b2b5.jpg?1764750050' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1992, la journ&#233;e internationale des personnes en situation de handicap qui a lieu ce 3 d&#233;cembre est l'occasion de mettre en lumi&#232;re les personnes handicap&#233;es, faire conna&#238;tre la diversit&#233; de leurs situations et sensibiliser sur les difficult&#233;s auxquelles elle sont confront&#233;es. Les politiques dites inclusives vant&#233;es par le maire-pr&#233;sident Mathieu Hanotin montrent tr&#232;s vite leurs limites en faveur des personnes en situation de handicap notamment dans le secteur culturel et artistique. D&#233;monstration par a+b.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle s'appelle Myl&#232;ne, c'est le pr&#233;nom d'emprunt qu'on lui donnera ici pour raconter son histoire. Ce n'est pas une grande histoire. Non. Juste une petite histoire qui illustre le d&#233;calage entre ce que le maire-pr&#233;sident, Mathieu Hanotin et son &#233;quipe affichent et les d&#233;cisions qu'ils prennent et dont l'impact est implacable pour celles et ceux qui les subissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myl&#232;ne per&#231;oit l'allocation Adulte Handicap&#233;. Un revenu tr&#232;s faible qui oblige &#224; compter. Et &#224; compter juste&#8230; A faire des choix qui consiste &#224; renoncer &#224; beaucoup de choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour autant, au-del&#224; de l'essentiel toujours difficile &#224; financer, Myl&#232;ne, dionysienne avait fait le choix de participer, depuis l'ann&#233;e derni&#232;re, chaque mardi apr&#232;s-midi &#224; un atelier de pratique artistique &#224; l'&#233;cole d'arts plastiques de la ville, Gustave Courbet.&lt;/strong&gt; Pour un co&#251;t calcul&#233; sur le quotient familial. Un choix de Myl&#232;ne, d'une autre saveur, pour elle m&#234;me, que ses d&#233;penses contraintes sur lesquelles elle n'a pas totalement la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e, Myl&#232;ne a quitt&#233; le logement priv&#233; tr&#232;s d&#233;grad&#233; dans lequel elle vivait, pour profiter &#224; terme d'un autre logement plus digne, plus adapt&#233; &#224; sa situation. Le logement qui lui permet d'am&#233;liorer son quotidien se trouve &#224; La Courneuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce logement &#8211; social &#8211; tant attendu am&#233;liore la vie quotidienne de Myl&#232;ne mais menace la poursuite de ses ses activit&#233;s culturelles.&lt;/strong&gt; En effet, ce n'est plus du tout les m&#234;mes conditions tarifaires et de plus la grille tarifaire accessible aux habitants de Plaine Commune a disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myl&#232;ne est honn&#234;te, aussi elle n'a pas cach&#233; sa future domiciliation &#224; La Courneuve, m&#234;me si au moment de son inscription elle &#233;tait toujours dionysienne car h&#233;berg&#233;e le temps que les travaux soit achev&#233;s dans l'appartement de La Courneuve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fini le tarif &#224; 15% du quotient familial accessible aux seuls Dionysiens, elle devrait maintenant s'acquitter de 383 euros. Le tarif pour habitants de Plaine Commune a disparu. Seuls ne subsistent que deux tarifs, celui des Dionysiens (au quotient familial) et un tarifs appliqu&#233;s aux ext&#233;rieurs [[Le calcul sur le quotient familial a &#233;t&#233; port&#233; &#224; 17,5% &#224; la rentr&#233;e avec un tarif plancher &#224; 70 euros et 298 euros pour l'ann&#233;e 2025-2026 ; anciennement 60 euros et plafond &#224; 255 euros pour les tarifs 2024-2025.].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myl&#232;ne inqui&#232;te se demande comment elle va pouvoir assumer cette d&#233;pense qui passe de 60 &#224; 383 euros, sur quoi sera-t-il rogner pour pouvoir continuer cette activit&#233; ? Elle alerte amies, coll&#232;gues qui lui conseillent de faire part de sa situation au Maire, au pr&#233;sident de Plaine Commune, aux &#233;lus dont la d&#233;l&#233;gation a un rapport avec sa situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Myl&#232;ne s'adresse donc &#224; Mathieu Hanotin, le maire-pr&#233;sident,&lt;/strong&gt; &#224; l'adjoint au handicap Daniel Dalin, &#224; l'adjoint &#224; la Culture, Yannick Caillet, &#224; l'adjointe &#224; la sant&#233;, Katy Bontinck, &#224; l'adjointe aux solidarit&#233;s, Oriane Filhol, &#224; la vice-pr&#233;sidente &#224; la strat&#233;gie culturelle &#224; Plaine Commune, Leyla Temel, leur expose sa situation et sugg&#232;re en quelques lignes &#8211; tant pour elle que pour d'autres &#8211; l'instauration d'un tarif accessible aux habitants de Plaine Commune et un tarif en coh&#233;rence avec les politiques d'inclusion des porteurs de handicap :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je suis sous curatelle et per&#231;oit l'indemnit&#233; Allocation Adulte Handicap&#233; (AAH) depuis de nombreuses ann&#233;es, ce qui fait que mes revenus sont tr&#232;s faibles aux alentours de 950&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne peut-il y avoir un tarif pour les r&#233;sidents de Plaine Commune ou tout au moins un tarif concernant les personnes en situation de handicap, &#224; faibles revenus, au titre des politiques d'inclusion et d'acc&#232;s &#224; la culture pour tous, sur la communaut&#233; d'agglom&#233;ration ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous serais reconnaissante de bien vouloir envisager cette possibilit&#233; pour me permettre, ainsi qu'&#224; d'autres &#224; l'avenir, de poursuivre ce cycle d'apprentissage. Beaucoup de personnes handicap&#233;es sont en grande difficult&#233;, ne disposant que de revenus modestes et sont trop souvent marginalis&#233;es du fait de leur handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une activit&#233; de ce type est aussi pour moi un atout qui contribue &#224; mon bon &#233;quilibre, ma sant&#233; et mon bien-&#234;tre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le courriel a &#233;t&#233; adress&#233; le 27 octobre aux &#233;lus. Il a fait l'objet d'une relance le 5 novembre dernier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 3 d&#233;cembre 2025, il n'a suscit&#233; aucune r&#233;ponse de leur part. M&#234;me pas la politesse d'un accus&#233; de r&#233;ception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun n'a daign&#233; r&#233;pondre &#224; Myl&#232;ne. Le seul courrier adress&#233; &#224; Myl&#232;ne est un courrier de relance pour qu'elle s'acquitte de la facture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voil&#224; pour la petite histoire. &lt;/strong&gt; Nous sommes le 3 d&#233;cembre, c'est la journ&#233;e internationale des personnes en situation de handicap. Et rien sur le Facebook de la ville &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des politiques inclusives, disent-ils !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2459 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://mail.blogsaintdenis.fr/IMG/jpg/screenshot_20251120-140206_facebook.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://mail.blogsaintdenis.fr/local/cache-vignettes/L500xH688/screenshot_20251120-140206_facebook-9b138.jpg?1764750050' width='500' height='688' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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